MAISŒN D'ÉDITION
& LABEL DE MUSIQUE

TER–T.E.R.

Documents d'une dérive ( 3 journaux )

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Aussi déglingué soit-il le quartier, le terter, demeure une fierté. Les amis y flamboient et font disparaitre la crasse de ces rues si familières.

Le projet éditorial TERTER est l’histoire de deux srabs qui via le « Transport Express Regional» partent à la rencontre des trois territoires qui bornent la ligne Lyon – Saint-Étienne. Trois explorations successives qui retranscrivent les particularités des paysages géographiques en débordant le format du livre.

Huit voyages en sauts de puce avec, sous le bras, le produit que la visite précédente nous aura permis d’éditer. Un journal à redistribuer et quelques bons mots utilisés comme pré-textes pour amadouer l’habitant et dénouer les paroles qui se font bagages… Pour continuer sur la ligne.


Shoukran khouya!


«HARDCORE COMME À GIVORS»

C’est une phrase entêtante entendue dans un morceau de rap poilu qui colle bien à l’image qu’à Lyon on se fait de « la ville des hommes forts ».
En déambulant dans la Cité des Étoiles par un après-midi mouillé on a entrevu au coeur du béton les fragments d’une vie plus douce qu’il n’y paraît. Le café servi au snack, ouvre une chaude discussion qui nous pousse quelques décennies en arrière.
Quoi de mieux pour débuter un voyage que de tourner en rond ?

«RIPAGÉRIENS»

Ici le titre prend sa source dans le nom des habitants eux-mêmes : un ultime accord à ce vide omniprésent dont givordins et ripagériens attestent. Au premier abord les rives du Giers semblent bien avoir étés désertées.

Du fond de la ville on lève la tête vers le pont autoroutier qui d’un pas de géant nous enjambe. Jetés par les automobilistes pressés des paquets de chips tournoient lentement en notre direction.
Les paroles des jeunes comme celles des quinquas se ressemblent. Alors qu’au centre trône le vide on a perdu pied dans les marges glissantes où les discussions sont reléguées. En plongeant dans la mélasse verbale d’une profondeur insoupçonnée, par glissements, des paysages apparaissent et se dérobent.


«LES CHATS MORTS COURENT PAS LES RUES»

Ça commence mal à Saint–Cham’. Au sortir de la gare, les pompes funèbres et les trottoirs trop étroits nous poussent au demi-tour. Puis l’ombre de Ravachol et des augustes figures issues de la ville nous ont aiguillées vers l’un de ses sages. Depuis le haut de sa colline, c’est à travers les époques qu’on s’est faufilés. Entre les ruelles et les temps, avec l’agilité du chat, on s’est glissés : guidés par le verbe vif d’un homme cultivé.

Le passé peut donc venir à l’assaut du présent et remplir le vide apparent.

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Éditions Journals (3 volets)